Réalisation d'une visite virtuelle du Barrage rapide, petit ouvrage Maginot sur la route du col de Montgenèvre (Hautes-Alpes). Complément d'une vidéo avec Nicolas Izquierdo sur la chaîne LaHautTv et de l'article dans le journal Alpes et Midi.

Juin 1940. L’Italie fasciste de Mussolini vient de déclarer la guerre à la France. En moins de 10 secondes la frontière à Montgenèvre est fermée par une lourde barrière d'acier sortie du “barrage rapide“, ce petit blockhaus de la ligne Maginot des Alpes, qui ne cédera pas. Aujourd'hui une poignée de bénévoles ont restauré cet ouvrage, le seul de ce type visitable dans tout l'arc alpin.

En ce mois de juin 1940, les hommes valides sont déjà partis à la guerre. Seuls sont restés à Montgenèvre les femmes, les enfants et les anciens. Lorsque l’ordre d’évacuation est donné, les habitants partent en direction de Briançon. Quelques minutes plus tard, derrière eux, une lourde barrière d’acier se déploie, barrant la route nationale. Le barrage rapide de Montgenèvre vient d’entrer en action.
 
Cette scène, racontée aujourd’hui par Nicolas Izquierdo lors des visites guidées organisées par l’Association des Amis du Barrage Rapide, donne immédiatement la mesure du lieu. Ici, à quelques centaines de mètres seulement de la frontière italienne, la France avait installé l’un des ouvrages les plus singuliers de la ligne Maginot alpine : un dispositif capable de couper la route en six à huit secondes seulement afin de stopper une attaque surprise venue du Piémont.
 
Longtemps oublié, presque invisible aux yeux des automobilistes qui traversaient le col, le barrage rapide de Montgenèvre connaît aujourd’hui une renaissance patrimoniale grâce à une poignée de passionnés réunis autour de Nicolas Izquierdo.